Sur le chemin de la vérité !

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La théorie de l’évolution


Introduction

Pour comprendre la théorie de l'évolution des espèces, il faut remonter au début du XIXeme siècle lorsque les hypothèses de l'évolution ont vu le jour à travers des personnages aussi célèbres que Lamarck, Malthus,Spencer et Darwin. Ce dernier après avoir observé la nature tout autour du monde à bord du "Beagle", pendant de nombreuses années, il analysa toutes les données collectées pour conclure que toutes les créatures vivantes procèdent de créatures antérieures selon un mécanisme de sélection naturelle.

Elles subissent des variations aléatoires, et seules celles qui se révèlent favorables à leur survie, au sein de leur environnement particulier, sont conservées et transmises.

Actuellement, les principaux courants sont: le néo lamarckisme, le néo darwinisme et le néo mutationnisme.

Le Darwinisme a complètement renversé la vision créationniste du vivant établie depuis des siècles en tant que dogme religieux immuable.

Mais, ajourd'hui malheur à celui qui ose remettre en cause le nouveau dogme (mutations aléatoires/sélection naturelle) .


**Le néo-lamarkisme**

Le chevalier de Lamarck est à l'origine du transformisme scientifique. Sa vision de la biologie (mot dont il est également l'inventeur) se résume en l'idée que les organismes vivants se transforment progressivement sous l'influence du milieu, et qu'à l'aide des lois "d'usage et non usage" et "d'hérédité des caractères (ainsi) acquis" ; avec l'hypothèse de la génération spontanée en plus, on peut retracer l'histoire de la vie. Si l'on sait aujourd'hui que ces idées sont fausses, cette théorie a le mérite d'être l'une des premières à faire sa place à l'évolution dans un monde scientifique dominé alors par le fixisme.

On peut également noter la résurgence récurrente de ce qu'il conviendrait d'appeler le néo lamarckisme, non seulement dans le contexte de l'après Darwin et devant la difficulté de la génétique à prendre ses galons dans l'entre deux guerres, mais aujourd'hui encore occasionnellement de la part d'auteurs non familiers avec la génétique, et auxquels assez peu de crédit devrait être porté. Sa caractéristique principale se résume à la négation formelle du rôle prépondérant des gènes (l'environnement seul assurerait la transmission des caractéristiques des organismes à leur descendance).

**Le néo-darwinisme**

La théorie de Darwin est entrée dans une crise profonde à cause des lois de la génétique découvertes lors du premier quart du 20ème siècle(Watson & Crick découvrent la structure en double hélice de l'ADN en1954) .Toutefois, un groupe de scientifiques déterminés à rester fidèles à Darwin a tenté de trouver des solutions.

Ils se sont retrouvés lors d'une réunion organisée par la Société Géologique d'Amérique en 1941. Des généticiens tels que G. Ledyard Stebbins et Theodosius Dobzhansky, des zoologistes tels que Ernst Mayr et Julian Huxley, des paléontologues tels que George Gaylord Simpson et Glenn L. Jepsen, ainsi que des généticiens mathématiciens comme Ronald Fisher et Sewall Right, se sont accordés après de longues discussions sur les méthodes pour "rafistoler" le darwinisme.

Ce cadre a mis l'accent sur la question de l'origine des variations avantageuses qui apparemment auraient causé l'évolution des organismes vivants - une question que Darwin lui-même à défaut de pouvoir l'expliquer a tout simplement essayé d'éviter en se remettant aux conclusions de Lamarck. L'idée était maintenant devenue "mutations aléatoires". Ils ont convenu d'appeler cette nouvelle théorie "la théorie moderne de l'évolution synthétique". Elle a été conçue par le rajout du concept de la mutation à la thèse de la sélection naturelle élaborée par Darwin. En très peu de temps, cette théorie est devenue célèbre sous le nom de "néo-darwinisme" .

Les décennies suivantes allaient devenir une ère marquée par des tentatives désespérées pour prouver le néo-darwinisme. Il était déjà connu que les mutations -ou les « accidents» - qui ont eu lieu dans les gènes des organismes vivants ont toujours été nocives. Les néo-darwinistes ont alors essayé d'établir un cas pour les "mutations avantageuses" en procédant à des milliers d'expériences de mutation. Toutes ces tentatives ont été vaines.

La théorie néo-darwiniste a également perdu face aux archives fossiles. Aucune "forme transitionnelle", pourtant soutenue par les néo-darwinistes pour démontrer l'évolution progressive des organismes vivants d'un état primitif à celui développé, n'a été découverte en aucun endroit du globe. De plus, l'anatomie comparative a prouvé que les espèces supposées avoir évolué les unes des autres disposent en réalité de caractéristiques anatomiques différentes et qu'elles ne pouvaient en aucun cas être ancêtres ou descendants les unes des autres.

**L’équilibre ponctué **

Tout en suivant la logique de Darwin, Gould et Eldredge ont avancés l'idée, en 1972, que l'évolution des espèces ne se réalisait pas de façon graduelle et continue au cours des temps.
Il semble au contraire que l´évolution se fait à travers des périodes ponctuelles d´intense activité évolutive séparées par de longues périodes stagnantes. Il y a donc des transitions rapides entre espèces, sur le mode des «révolutions génétiques».
Ceci expliquerait pourquoi on ne trouve pas toujours tous les stades de l'évolution lorsque l'on étudie une espèce : il manque les individus intermédiaires.
D'après Gould c'est tout simplement que ces stades ont été si rapides (à l'échelle du temps !) que nous n'avons quasiment aucune chance de les trouver.  

Critique:cette théorie a soulevé un flot de controverses, car Gould et Eldredge ont d'abord soutenu que l'évolution par équilibres ponctués était la règle dans les archives paléontologiques, tandis que les néodarwiniens stricts prétendaient qu'elle était plutôt l'exception.

Actuellement: depuis le développement de cette théorie, les résultats des recherches sont venus tantôt soutenir cette thèse, tantôt la réfuter. Mais au milieu des années 1990, de nouvelles études, plus précises que toutes celles qui avaient été effectuées auparavant, ont nettement fait pencher la balance du côté de la théorie de Gould et Eldredge.

 

 

          Théorie synthétique                 Equilibres ponctués                            

           (Darwin, Weismann, Mendel)                   (Gould et Eldredge)

            

 

                          fig1                                                   fig 2

 (1)  Issues d’un même phylum, les nouvelles espèces évoluent graduellement sous le contrôle de la sélectionnaturelle. Malgré les échanges entre individus, l’espèce garde son unicité.

 

(2)  A. Extinction de la population X et recolonisation de la niche par l’espèce Y mutante.

    B. Extinction de la population Y et recolonisation de la niche par l’espèce Z mutante.


**Le néo mutationnisme**

L'école mutationniste trouve sa voie avec la découverte de multiples exemples d'hérédité discontinue. L'idée que l'évolution des formes vivantes advient par sauts qualitatifs multiples prends racine. Ses principaux défenseurs sont W. Bateson, ainsi que Hugo de Vries qui exhume les travaux de Mendel. La génétique renaît de ses cendres. L'opposition avec l'école, biométricienne des hypothèses sur l'hérédité est très marquée, et ne prendra fin qu'avec la clarification des concepts de génotype et de phénotype par Johansen, très disputés cependant a ses débuts. De Vries,  remit en cause, au début du XXe siècle, le caractère lent et graduel de l'évolution, en soutenant l'idée de mutations brutales.

Arguments pour la théorie de l’évolution

 

 

 

Ce qui fait la force de la théorie de l'évolution, c'est la quasi-absence de théories concurrentes et le manque flagrant de fondement de la plus connue d'entre elles, le créationnisme.

Nb !: le Créationnisme mentionné dans les publications, fait référence souvent à la version que donne l’église à travers les écritures bibliques comportant un nombre important de données inconciliables avec la science, ce sujet va être traité avec plus de détail dans la rubrique la révélation et la science


Il n'y a pas vraiment de preuves tangibles qui corroborent la théorie de l'évolution. Il y a cependant des preuves indirectes.


1- L’ADN 

Tous les êtres vivants possèdent le même matériel génétique, c’est-à-dire  l'ADN  prouve que nous descendons vraisemblablement tous d'un ancêtre commun. Ainsi que le remarque C.de DUVE (1) : "L'étude phylogénique se fonde sur l'hypothèse - aujourd'hui amplement vérifiée dans de nombreux cas - que les similitudes de séquences entre des gènes homologues de différents organismes sont le reflet d'une origine commune".

L'argument le plus important de l'évolution de l'homme à partir d'un ancêtres des grands singes et qui ne laisse aucune place au doute est bien sûr le phénomène de fusion du 2 et 3 ème chromosomes des grands singes tel que le chimpanzé en un seul chromosome chez les premiers hominidés.

En effet les grands singes, comme les chimpanzés, gorilles et orangs-outans, ont 24 paires de chromosomes par alors que l’homme n’en a que  23 paires, c'était un problème potentiel pour la théorie évolutionniste, qui ne pouvait expliquer cette importante différence.

Les créationnistes, bien sûr, étaient heureux que les chiffres sont si différents.. Cela confirme pour eux que les humains sont uniques et ont été conçus avec 23 paires de chromosomes.


La possibilité que les humains ont pu perdre au cours de l'évolution une paire de chromosomes est largement exclue, car une telle perte serait presque certainement fatale pour l'homme.

 

Donc, il reste l'hypothèse généralement admise et bien démontrée est que deux chromosomes ont dû fusionner pour en former qu'un seul, ce qui réduit le nombre de couples de 24 à 23. Le problème bien sûr était d'apporter la preuve incontestable de cette fusion sous peine de voir la théorie de l'évolution confrontée à une très grande difficulté.

Des décennies plus tard, lorsque la technologie le permettait, une incontestable preuve a été trouvée sur le chromosome humain 2

Les scientifiques qui ont découvert ce phénomène de fusion ont reçu  récemment le prix Nobel 2009 médecine


 

Comme chaque étudiant de biologie le sait, tous les chromosomes ont un centromère au milieu et deux télomères, une à chaque extrémité (figure 3) 

 Fig 3

Dans la figure en bas les chromosomes humains (figure 4) sont alignés avec les chromosomes du chimpanzé correspondant (côté droit) confirmant un degré élevé de similitude sauf pour le chromosome 2. Ici, nous pouvons voir qu'il ya deux chromosomes plus courts dans le génome du chimpanzé, qui s'alignent tout à fait bien avec le chromosome 2 de l’homme mettant ainsi l'hypothèse de fusion très vraisemblable.

 

Fig 4:Fusion des chromosomes 2 et 3 du chimpanzé en un seul chromosome 2 chez les hominidés


Mais lorsque les scientifiques ont étudié le chromosome 2 humain, ils ont constaté qu'il n'a pas un mais deux centromères. Non seulement cela, mais ils ont aussi trouvé des restes de deux télomères supplémentaires entre les deux centromères. Ceci est révélateur d'une connexion linéaire entre deux chromosomes et c'est exactement ce que serait le cas si un événement de fusion avait eu lieu.

 

Donc, à un certain stade dans l'évolution de l'homme, un événement s'est produit de fusion produisant chromosome 2 humain et nous laissant avec 23 paires de chromosomes. Cela signifie que nos ancêtres ont 24 paires de chromosomes, tout comme le reste des grands singes.

 

2- Les preuves fossiles 

 Au cours des dix dernières années, on a trouvé, en Égypte et au Pakistan, plusieurs espèces de baleines (Basilosaurus, Dorudon) pourvues de petites pattes arrière. Si Basilosaurus et Dorudon avaient été créées au lieu d'être le fruit de l'évolution, elles n'auraient eu aucune raison d'avoir de petites pattes ridicules et inutiles pour la marche et même pour la nage.Il faut aussi noter le fameux Archéopteryx mi-dinosaure mi-oiseaux

   

    Dorudon avec sa patte vestige

   

   Basilosaurus découvert en Egypte

    

Archéopteryx lithographica avec ses plumes 

  Dinosaure à plumes

Visiter ce site pour plus d'infos sur le Basilosaurus et le Durodon

Par ailleurs l'exemple le plus marquant de forme transitoire est celui du Tiktaalik Roseae   présenté comme un mi-poisson mi-amphibien ou premier poisson sortie de l'eau:

   

Reconstruction du Tiktaalik Roseae à partir de son fossile retrouvé au Canada

3- L’homologie 

Prouvée par l’anatomie comparée Les comparaisons fines que l'on peut faire entre les espèces de vertébrés révèlent des ressemblances remarquables. Un exemple éloquent est le squelette des membres de divers vertébrés, par exemple l'aile d'une chauve-souris, le bras d'un humain, la nageoire d'une baleine et la patte d'une grenouille (figure ci-dessous). Ces ressemblances remarquables au niveau du squelette, bien que la forme et la fonction des membres varient énormément, constituent une preuve que toutes ces espèces ont évolué à partir d'un ancêtre commun qui leur a donné en héritage la même structure squelettique de leurs membres.

 

       

         Homologie

 

4- L’embryologie : thèse d'Ernst Haeckel 1866

L’ontogénie stépule que les embryons de la morue, du cheval et de l'humain passent par un stade avec des ébauches de branchies, cela veut dire qu'ils ont évolué à partir d'un ancêtre commun, une sorte de poisson disparue. Les ébauches de branchies chez les embryons des chevaux, des humains et des oies sont une trace de leur histoire commune avec celle des morues, elles sont une preuve qu'ils ont tous évolué à partir d'un ancêtre commun qui avait des branchies. Le cheval et la morue sont deux branches distinctes aujourd'hui, mais si on remonte assez loin dans le passé, on va trouver qu'ils ont un ancêtre commun, ils sortent du même tronc, et les caractères qu'ils ont en commun au début de leur développement embryonnaire sont hérités de cet ancêtre commun : ils sont une preuve que ces deux espèces ont un ancêtre commun, qu'elles ont une histoire et que leurs histoires respectives ne sont pas parallèles ni indépendantes, mais divergentes à partir d'un point commun.

5- La curieuse existence d’organes vestiges 

 Chez les adultes, cette fois-ci, il existe des organes qui ne servent à rien, des modèles réduits et parfois déformés ou rabougris d'organes situés au même endroit chez d'autres formes, chez lesquelles ils servent une fonction. Par exemple, l'appendice et le coccyx chez l'humain, le bassin minuscule des baleines ou de certains serpents . Notre coccyx est un vestige de la queue de nos ancêtres primates très lointains, notre appendice est un vestige du cæcum des mammifères herbivores chez qui il est un site de fermentation des plantes leur permettant de digérer la cellulose.

6- Les preuves de la biogéographie

La distribution géographique actuelle des espèces est révélatrice de leur histoire. Ainsi, les espèces de plantes et d'animaux qui ressemblent le plus à celles des îles Galápagos sont des espèces vivant en Équateur, la terre ferme la plus proche, à environ 1000 km. Cette distribution géographique suggère fortement que des espèces de l'Équateur ont émigré jusqu'aux Galápagos et s'y sont transformées sous des conditions légèrement différentes. Si toutes les espèces avaient été créées indépendamment les unes des autres, alors pourquoi le Créateur aurait-il placé tous les marsupiaux en Australie et aucun en Afrique ? Ou pourquoi avoir placé tous les lémurs à Madagascar, ou tous les singes à queue préhensile en Amérique du Sud, ou aucun ours en Afrique ? Ça semble des caprices sans raisons. Rien dans le climat australien ne permet de croire qu'une poche marsupiale est avantageuse seulement dans cette île ; rien dans la structure ou l'écologie des forêts d'Amérique du Sud n'oblige à porter une queue préhensile plus qu'en Asie ou en Afrique.

Ces distributions géographiques selon lesquelles les espèces qui se ressemblent se rassemblent indiquent que ces dernières ont évolué à partir d'ancêtres communs ayant émergé à un endroit particulier. Tout comme la distribution des Tremblay au Québec il y a cinquante ans. L'alternative serait que le Créateur n'aurait pas distribué ses créatures n'importe où, mais aurait placé, sans raison, les espèces les plus semblables tout près les unes des autres, et mis une distance de plus en plus grande entre les espèces de moins en moins semblables. L'évolution explique très bien toutes ces distributions géographiques à première vue fantaisistes et mystérieuses.

 

Arguments contre la théorie de l'évolution

 

La chute du Darwinisme


 

Les fossiles réfutent l'évolution


 

1- L'origine de l'ancêtre commun

 

Comment s'est donc formé l'organisme vivant sensé être " l'ancêtre " de tous les êtres vivants ?

La matière inerte pouvait elle prendre vie suite à des processus naturels ? régit par Le simple effet du hasard ?  voir le sujet "énigme"( origine de la vie )

 

2- L’absence de formes intermédiaires 

Le paléontologue Mark Czarnecki fait le commentaire suivant:

Le plus grand obstacle à la démonstration de la théorie de l'évolution a toujours été les traces fossiles…Ces traces n'ont jamais révélé les formes transitoires supposées par Darwin. Les espèces apparaissent subitement et disparaissent de la même manière. Cette situation inattendue, appuie l'argument de la création des espèces. (2)

Le célèbre paléontologue Derek W. Ager, malgré sont soutien pour la théorie de l'évolution, accepte la réalité de la manière suivante :

Notre problème est le suivant : lorsque les archives de fossiles sont étudiés en détail, que ce soit au niveau des espèces ou des genres, nous nous confrontons continuellement à la réalité suivante : nous ne voyons pas des groupes évoluent de façon progressive, mais des groupes apparurent subitement. (3)

les recherches fossiles non pas trouvé  aucune forme de transition. Hormis quelques rares cas comme le poisson appelé Cœlacanthe (fig 3) ou les  (Basilosaurus, Dorudon) pourvues de petites pattes arrière.

Auparavant, les évolutionnistes ont pensé qu'une telle créature a bel et bien existé. Ce poisson, appelé Cœlacanthe(fig5), dont l'âge a été estimé à 410 millions d'années, a été présenté comme une forme transitionnelle dotée d'un poumon primitif, un cerveau développé, un système digestif et circulatoire prêt à fonctionner sur terre, et même un mécanisme primitif de marche. Ces interprétations anatomiques ont été acceptées comme des preuves par les scientifiques jusqu'à la fin des années 1930. Le Cœlacanthe a été présenté comme une véritable forme transitionnelle prouvant la transition évolutive du milieu marin au milieu terrestre. Cependant, le 22 décembre 1938, une découverte intéressante a eu lieu dans l'Océan indien. Un membre vivant de la famille des Cœlacanthes, présenté préalablement comme forme transitionnelle éteinte depuis soixante millions d'années, a été attrapé. La découverte d'un prototype "vivant" du Cœlacanthe a sûrement choqué les évolutionnistes. Le paléontologue évolutionniste, J. L. B. Smith a déclaré que sa surprise ne pouvait être plus grande s'il avait rencontré un dinosaure(4)

 

 

       

        Fig 5: Coelacanthe fossile                       Coelacanthe vivant                              

 

Pendant les années qui suivirent, 200 Cœlacanthes ont été attrapés à plusieurs reprises dans différents coins du monde.

 

Concernant l'Archéoptéryx

 

Est-ce que l’Archéoptéryx est vraiment une forme intermédiaire entre les reptiles et les oiseaux ?  Même s’il n’y a pas de consensus parmi les évolutionnistes, ce fossile est tout de même la mascotte officielle de la propagande évolutionniste. Ceci est suffisant pour démontrer la rareté et la pauvreté des exemples de transitions évolutives.


Et le Tiktaalik alors ?

 

Harun Yahia sur son site créationniste rejète cet argument fossile en le traitant comme une nouvelle supercherie Darwiniste faisant passer une espèce d'ALLEGATOR (Alligator sinensis) qui vit encore de nos jours dans certaines partie du monde et notamment en Chine. Par ailleurs l'auteur faits trois remarques à ce sujet:

  • Le fossile Tiktaalik Roseae, qui fut décrit de manière détaillée avec des pattes étranges et même tout son corps, et dont les reconstructions imaginaires furent préparées et exposées aux musées, et qui fut, pendant des années, présenté comme un fossile intermédiaire dans les livres, NE SE COMPOSE EN FAIT QUE D’UN CRANE et d'un bout de corps.
  • Aucun des os ajoutés au crâne n’appartient à cette forme de vie, ces derniers consistant en des os qui appartiennent à d’autres formes de vie découvertes dans les mêmes strates riches en fossiles.
  • Les fragments de nageoire qu’on essaie d’attribuer à celui-ci appartiennent aux fossiles d’autres poissons qui vivent dans les mêmes strates. ON A DÉLIBÉRÉMENT ESSAYE DE MONTRER QU’ILS AVAIENT UN LIEN AVEC LE CRANE DÉCOUVERT. Ainsi, Tiktaalik Roseae est devenu un faux fossile intermédiaire.


Ensuite, il est capital de rappeler que l’apparition dans la séquence des fossiles de tous les invertébrés complexes (escargot, palourde, méduse, éponges, ver, brachiopode, trilobites, etc.) est soudaine et abrupte

 

Par ailleurs la découverte de « fossiles impossibles » va à l’encontre des attentes des évolutionnistes reste un mystère voir le magnifique site de Marc AGNEE : http://www.ldi5.com/paleo/prints.php


 3- La complexité irréductible

Comment la sélection naturelle pouvait elle expliquer des organes complexes comme l’apparition de l’oeil, les oreilles ou encore les ailes présentes chez les êtres vivants pluricellulaires ou l'exemple d'une simple flagelle de bactérie (vidéos en bas) qui fonctionne comme un vértiable moteur avec un retor d'une complexité irréductible. Comment ces organes qui deviennent complètement inopérant en l'absence d'une de leurs composantes pouvaient-ils soutenir  " une évolution graduelle " ?

  

 

Dans L’Origine des espèces, Darwin fait au chapitre 6 la concession suivante :

« Si l’on arrivait à démontrer qu’il existe un organe complexe qui n’ait pas pu se former par une série de nombreuses modifications graduelles et légères, ma théorie ne pourrait certes plus se défendre» (Darwin, 1993, 241-242).

C’est précisément la recherche d’un tel d’organe qui motive Behe dans Darwin’s Black Box. Afin de prouver la véracité de l’Intelligent Design, le professeur de biochimie doit en effet démontrer que certains organes sont tellement complexes qu’ils ne peuvent avoir été créés en plusieurs étapes successives.

Tout d’abord, Michel Behe recourt à une analogie mécanique. On sait qu’un piège à souris est constitué d’une planche en bois, d’un ressort, d’un marteau et d’une barre qui retient le marteau. Et bien, ce piège à souris est un système irréductiblement complexe, car si l’on retire ne serait-ce qu’un seul de ses composants (le ressort, le marteau ou la barre qui retient le marteau par exemple), il cesse de fonctionner.

                                            

 

Behe explique alors qu’il existe de nombreux systèmes vivants auxquels on pourrait appliquer le principe de complexité irréductible : autrement dit, des organes ne pouvant être produits directement par des modifications infimes, successives et nombreuses d'un système précurseur. Il cite notamment le cas du cilium ou flagelle , sorte de poil minuscule se trouvant à la surface des cellules de nombreux animaux et plantes et qui sert à faire bouger les fluides à leur surface.

Les flagelles sont composés d’au moins une demi-douzaine de protéines, qui ont toutes un rôle à jouer dans le fonctionnement de l’ensemble. En l’absence de la première, les cilia sont rigides ; si c’est la seconde qui manque, le système se brise dès que le cilium bouge, etc. Bref, le cilium est semblable au piège à souris : il est complexe ou il n’est pas. Par conséquent, selon Behe, il n’a pu évoluer à partir de formes primitives, être issu de mutations ou d’un processus de sélection naturelle. Autrement dit, la théorie de l’évolution est fausse. Behe a beau admettre que le Design n’explique pas tout (« The fact that some biochemical systems were designed by an intelligent agent does not mean that any of the other factors are not operative, common, or important », (Pennock, 2001, 255), il est cependant évident qu’il constitue pour lui la solution la plus logique aux mystères posés par la biologie moléculaire.

4- Les mutations génétiques sont elles bénéfiques pour expliquer l’évolution?

Les mutations sont des pertes ou des modifications suite à des radiations ou des effets chimiques de l'information génétique portée par la molécule d'ADN contenue dans la cellule vivante. Les mutations détériorent ou déplacent les nucléotides composant l'ADN. La plus part du temps, elles entraînent des dommages et des modifications dans des ampleurs tel que la cellule ne puisse les corriger. C'est pourquoi, contrairement à l'idée courante, les mutations ne sont pas une baguette magique qui développe et perfectionne les êtres vivants

L'effet direct des mutations sont néfastes (fig4). Les seules modifications que peuvent entraîner les mutations sont similaires à celles qui sont apparues chez les populations d' Hiroshima, de Nagasaki ou encor de Chernobil. C'est à dire, des morts, des handicapés, des malformations…La raison en est fort simple : l'ADN a une organisation extrêmement complexe. Toute modification hasardeuse sur cette molécule entraîne uniquement des dommages. Le généticien américain B.G. Ratganathan formule ce fait de la façon suivante :

" Les mutations sont minimes, aléatoires et néfastes. Elles apparaissent rarement et dans le meilleur des cas sont inactifs. Ces quatre caractéristiques montrent que les mutations ne peuvent entraîner une évolution. De toute façon, toute modification aléatoire apparaissant dans un organisme hautement complexifié ne peut être que néfaste ou inactive. Une modification aléatoire d'une montre n'entraînera pas le développement de celle-ci. Elle va avec une forte probabilité entraîné un disfonctionnement, ou dans le meilleur des cas va être inactive. Un tremblement de terre n'améliore pas une ville, il la détruit ".(5)

D'ailleurs, jusqu'à ce jour, aucune mutation bénéfique n'a pu être observée. Le caractère néfaste de la mutation a été visible. Le scientifique évolutionniste Warren Weaver fait le commentaire suivant sur le rapport qui fut préparer par le Comité des Effets Génétique de la Radiation Atomique (Committee on Genetic Effects of Atomic Radiation) destiné à analyser les mutations apparues suite à l'utilisation d'arme nucléaire pendant la deuxième guerre mondial :

 Beaucoup de personnes vont être choquées d'apprendre que tous les exemples de mutations connues sont néfastes. Comment est-il possible qu'un effet bénéfique -c'est à dire faisant évoluer un être vivant en une forme plus développée- n'a en pratique que des mutations néfastes ? " (6)

     Fig 4: L'effet de mutation             

 

Toute les tentatives de "formation de mutation bénéfiques" effectuées depuis se sont concluent sur des échecs.

Les biologistes évolutionnistes, pendant des dizaines d'années ont mené des expériences de mutations sur les mouches en raison de leur capacité à se reproduire très rapidement et de la facilité à les faire muer. Ces êtres vivants ont subi des millions de fois toutes les sortes de mutations imaginables. Cependant aucune mutation bénéfique n'a pu être observée. Gordon Taylor écrivit ceci sur le sujet :

Ceci est une réalité à la foi frappante mais toute aussi loin de l'esprit : depuis soixante ans, dans les quatre coins du monde, des généticiens élèvent des mouches pour prouver l'évolution. Or, ils n'ont toujours pas pu observer l'apparition d'une nouvelle espèce ou de la moindre enzyme. (7)

Michale Pitman, chercheur, fait le constat suivant sur l'échec des expériences menées sur les mouches:

D'innombrables généticien ont fait subir à des générations entières de mouche d'innombrables mutations. Et bien, une évolution artificielle est elle apparue ? Malheureusement, non. Une très faible parti des monstres créés par les généticiennes ont réussie à survivre en dehors de leur éprouvette. En pratique, toutes les mouches ayant subi des mutations sont soi mortes, soi handicapées, soi stériles.(8)

La situation est identique pour l'homme. Toutes les mutations observables sur l'homme sont néfastes. Les disfonctionnements physiques et intellectuels cités dans les livres de médecine comme le mongolisme, le syndrome de Down, l'albinisme, ou encor des maladies comme le cancer montre l'effet dévastateur des mutations. Bien évidemment, un processus qui rend les êtres humains soi handicapés, soi malade ne peut être un mécanisme " évolutif ".David A. Demick, paléontologue américain, dans un article scientifique sur les mutations écrivit :

Ces dernières années, des milliers de maladies humaines se rapportant aux mutations ont été classifiées. Dans un ouvrage publié récemment, 4500 différentes maladies génétiques sont classifiés. Existent-ils à coté de toutes ces maladies engendrées par les mutations des effets bénéfiques? Comme les exemples des milliers de mutations néfastes , il devraient exister quelques exemples de mutation bénéfiques si l'on accepte une macro-évolution. Ces exemples bénéfiques sont à la foi nécessaire à l'évolution pour former des organismes plus complexes, et pour contrebalancer l'effet dévastateur des innombrables mutations néfastes. Or, lorsqu'il est question de définir ces mutations, les biologistes évolutionnistes s'engouffrent dans un curieux silence (9)

 

Le seul exemple de mutation bénéfique fourni par les biologistes évolutionnistes est presque tout le temps la maladie de l'anémie de la cellule !-orak hücre-- !. Dans cette maladie, la molécule d'hémoglobine ayant pour rôle le transport de l'oxygène dans le sang se détériore suite à une mutation et subit une déformation de sa structure. Le résultat qui en découle est l'importante l'altération de la capacité de l'hémoglobine à transporter l'oxygène. Les personne contractent l'anémie de la cellule !-faux-- !, connaissent des difficultés respiratoires croissantes. Cet exemple qui est traité dans les ouvrages de médecine dans la section des maladies respiratoires, comme nous l'avons dit plus haut, est présenté d'une façon extrêmement curieuse par certains biologistes évolutionnistes comme une " mutation bénéfique ". L'immunité restreinte des personnes atteintes de cette maladie à la malaria est commentée comme un " cadeau " de l'évolution. Si l'on résonne avec une telle mentalité, l'incapacité des personnes atteintes de paralysie d'origine génétique les empêchant de marcher sur la route, les éloignant ainsi d'une mort suite à un accident de trafique peut aussi être considérée comme " une particularité génétique bénéfique ".

Bien évidemment, un tel raisonnement n'a aucun fondement. La coté dévastateur du mécanisme de mutation génétique est clairement établie. Le commentaire que fit Pierre Paul Grasse, ancien président de l'Académie Française des Sciences au sujet des mutations et très révélateur. Grasse fait ressembler les mutations à " des erreurs de frappes apparaissant suite à une recopie d'un paragraphe ". Comme les erreurs de frappe, les mutations n'engendrent pas de nouvelle information, mais au contraire détériorent l'information existante. Grasse commente ce fait de la façon suivante :

"Les mutations apparaissent dans le temps d'une manière très désorganisée. Elles ne disposent pas de caractéristiques pouvant mutuellement se combler, et n'ont pas sur les générations se succédant d'effet cumulatif ciblé. Elles modifient une structure déjà existante, mais le font d'une manière totalement désordonnée

Lorsque la moindre désorganisation apparaît dans le corps d'un être vivant, aussi minime soit-elle, elle entraîne la mort de l'individu. Aucune conciliation n'existe entre la vie et l'anarchie (la désorganisation). (10)

C'est pourquoi, comme l'affirme Grasse " les mutations ont beau être aussi nombreuses que voulue, elles n'engendrent nullement une quelconque évolution ". (10)

 Darwin était en partie conscient de certains de ces problèmes. Dans la partie de son ouvrage " Difficulté de la théorie " (Difficulties on Theory), il accepte ces points de mystères. Or, les réponses qu'ils apportent à ces questions n'ont aucunes validité sur un plan scientifique. Lipson, physicien américains fait les propos suivants sur " les difficultés de Darwin " :

Lorsque j’ai lu L'origine des espèces pour la première foi, contrairement à la présentation générale qu'était faite de Darwin, j’ai remarqué qu'il n'était pas bien sûr de lui. Par exemple, le chapitre «Difficultés de le théorie ", reflète un doute évident. En temps que physicien, je fut ahuri face à son explication de l'apparition de l'œil . (11.)

Darwin espérait que les avancées de la science répondraient aux " difficultés de la théorie ". Bien au contraire, les découvertes scientifiques les ont amplifiées.

Les bactéries peuvent devenir résistantes lorsqu’une mutation génétique cause une légère déformation d’une enzyme qui est ciblée par l’antibiotique. Il faut que la déformation soit suffisante pour empêcher l’antibiotique de se lier à l’enzyme, mais pas assez sévère pour empêcher l’enzyme d’accomplir sa tâche vitale pour la bactérie.

La bactérie qui subit ce genre de mutation devient résistante et transmet ce caractère à ses descendants. La nouvelle espèce émergente n’a aucun gène additionnel ni aucune fonction cellulaire nouvelle. Pire encore, elle est « handicapée » étant donné qu’une de ces enzymes vitales est défectueuse. Mais le résultat est tout de même que cette bactérie survit et les bactéries non mutantes meurent.

Les changements subits vont dans le sens opposé de l’évolution (perte de fonctionnalité au lieu d’un gain). Les phénotypes produisant la résistance aux antibiotiques sont tous étudiés et largement documentés. Dans tous les cas les microbiologistes ont confirmé que la résistance est causée par une déformation de l’enzyme ciblée par l’antibiotique

5- Des modèles informatiques ont mis à mal les fondements même du darwinisme selon lequel la sélection naturelle garantit un accroissement constant de l'adaptation des populations à leur environnement. ( 12 )

6- L’expression « l’ontogénie récapitule la phylogénie »!!mise de l’avant par Ernst Haeckel en 1866 fit figure de loi pendant plusieurs décennies. Haeckel la considérait au sens stricte, à savoir qu’un organisme traversait durant son développement tous les stades des formes de vies ayant mené jusqu’à lui.
La biologie moderne rejette aujourd’hui cette vision dogmatique des choses. Ainsi, si l’on reconnaît que l’être humain a évolué à partir des poissons puis des reptiles, on ne peut discerner dans son développement de stades correspondant précisément à celui d’un poisson ou d’un reptile 

7-L'art de camouflage dans la nature

  Insecte feuille                       Insecte arbre                      Papillon serpent

 

Bien que ces images évoquent sans équivoque un mécanisme très ingénieux et réflichi, certaines personnes pourraient être tentées d’expliquer l’origine de telles innovations par un processus complètement aveugle de mutation et séléction naturelle plutôt que d’admettre l’œuvre d'un concepteur intelligent derrière ces ingéniosités.

La forme du corps, les détails, la couleur et le comportement inné de ces insectes sont parfaitement programmés dans leurs gènes. Le processus de base proposé par la vision évolutionniste est que des mutations modifient l’information génétique d’un individu et que, dans de rares cas, cela peut engendrer des petits changements positifs. L’accumulation de micro-changements mènerait à l’apparition de nouvelles caractéristiques structurelles.

A titre d'exemple une espèce d’insecte, qui ne ressemble en rien à une feuille, subisse une mutation génétique qui entraîne une déformation de son aspect, mais, par chance, ceci donne à l’insecte une ressemblance de disons 20% avec une feuille. Autre coup de chance ; la feuille avec laquelle une ressemblance partielle s’est développée est une feuille de l’environnement où l’insecte vit. Ces deux coups de chances extraordinaires ne sont pourtant pas suffisants pour tromper les oiseaux qui se nourrissent de cet insecte et ainsi permettent aux mutants de mieux survivre qu’aux individus normaux de l’espèce. Les deux miracles naturellement improbables n’ont produit qu’une très vague ressemblance au niveau de la forme seulement. La ressemblance au niveau de la couleur est essentielle pour tromper la vision habile de l'oiseau. Pour qu'un tel changement se produise, il faut que d’autres gènes précis soient mutés du même coup donc il faut quasiement une succession de miracles afin d'aboutir à de telles formes entièrment trompeuses avec parfois un mimitisme surprenant !.

Pour aller plus loin visiter ce site

Mais également l'incontournable site du CNRS

Références :

(1)-C.de Duve, "Construire une cellule", op.cit., p55. A propos de l'arbre phylogénique lire J.Lake, Nature, 321, 1986, p657 - C.Woese et al., Nature, 320, 1986, p401 - C.Woese, Microbiological Review, 51, 1987, p221 - C.Woese et al., Proceeding of the National Academy of Science of the USA, 87, 1990, p4576 - M.Rivera et J.Lake, Science, 257, 1992, p74.


(2)-Mark Czarnecki, "The Revival of the Creationist Crusade", MacLean's,19 Ocak1981,s. 56)


(3)- Derek A. Ager, "The Nature of the Fossil Record", Proceedings of the British Geological Association, cilt 87,1976, s. 133


(4)-  Jean-Jacques Hublin, The Hamlyn Encyclopædia of Prehistoric Animals, New York: The Hamlyn Publishing Group Ltd., 1984, p. 120.


(5)- B. G. Ranganathan, Origins?, Pennsylvania: The Banner Of Truth Trust, 1988


(6)- Warren Weaver, "Genetic Effects of Atomic Radiation", Science, cilt 123, 29 Haziran, 1956, s. 1159


(7)- Gordon R. Taylor, The Great Evolution Mystery, New York, Harper & Row, 1983, s. 48

 

(8)- Michael Pitman, Adam and Evolution, London: River Publishing, 1984, s. 70

 

(9)- David A. Demick, "The Blind Gunman", Impact, no. 308, February 1999

 

(10)- Pierre-Paul Grassé, Evolution of Living Organisms, Academic Press, New York, N.Y. 1977, s. 97

 

 

(11)- H. S. Lipson, "A Physicist's View of Darwin's Theory", Evolution Trends in Plants, cilt 2, No. 1, 1988, s. 6

 

 

(12)-Travaux de Stuart Kaufmann, biologiste de l'institut de Santa Fe ( Nouveau Mexique ).

 

Un avis interdisciplinaire sur L’évolution

 

 

 

Pour faire le point sur « l’évolution des évolutionnistes», le Figaro-Magazine donne la parole à cinq scientifiques de réputation internationale, représentant cinq disciplines différentes. Que disent-ils ? Que la théorie darwinienne peut expliquer un certain nombre de choses secondaires, mais pas les phases essentielles de l’évolution (l’apparition des nouveaux organes, des nouveaux types d’organisation, comme les oiseaux, les vertébrés…). Alors que c’est pour cela qu’elle avait été bâtie. Voici enfin, exposé clairement, ce que certains essaient encore de garder secret : nous n’avons plus, actuellement, d’explication globale de l’évolution de la vie sur Terre. Cette question n’a pas seulement un intérêt scientifique ou philosophique. En effet, comme le dit le biologiste Michael Denton : «La philosophie, l’éthique de l’homme occidental sont fondées dans une large mesure sur sa revendication centrale, à savoir que l’humanité est née d’un processus complètement aveugle de sélection de molécules. Notre siècle serait incompréhensible sans la révolution darwinienne. Les courants sociaux et politiques qui ont balayé le monde au cours des quatre-vingts dernières années auraient été impossibles sans sa sanction intellectuelle. « (Évolution, une théorie en crise»,Flammarion, 1992.)

Exemple terrible : le témoignage de Mgr Cuthbert O’Gara, qui vit, dans son diocèse de Chine, l’Armée rouge instaurer en arrivant des cours de… darwinisme. Le marxisme ne vint qu’après : une fois les esprits accoutumés à l’idée qu’une «lutte sauvage pour la vie» était «la caractéristique essentielle de la Nature». Quelques mois après la chute de la statue de Lénine, celle de Darwin vacille à son tour. Troublante coïncidence…

1-Un Paléontologiste, Le Pr Fondi:professeur à l’université de Sienne
Dans la nature, pas de hasard : il existe un programme !
Des influences non matérielles ont dû agir au cours de l’évolution.

En tant que paléontologiste, pouvez-vous dire si les découvertes effectuées dans ce domaine répondent aux attentes de la théorie darwinienne ?


Pr Fondi. - La théorie darwinienne, mais aussi la pensée évolutionniste initiée par Lamarck, repose sur trois postulats :

1. La vie a été générée de façon spontanée, par l’assemblage de différentes molécules;

2. La vie a subi un processus de transformation graduelle qui a permis de passer de formes simples à des organismes toujours plus complexes;

3. La génération de la vie et sa transformation ont été réalisées grâce à l’action de forces naturelles (électromagnétiques, chimiques, gravitationnelles, etc.), et non métaphysiques ou spirituelles.
Pour montrer la fausseté des deux premiers postulats de cette mythologie moderne, la paléontologie suffit : les roches les plus anciennes sont âgées de 4 milliards d’années. Or les premiers êtres vivants (des algues bleues ou des bactéries) apparaissent il y a 3,5 milliards d’années. Il n’y a donc qu’un laps de temps de 500 millions d’années pour « produire « le premier être vivant, et cela est trop court pour que la vie ait pu être produite par hasard.

Trop court ?


• Oui : la cellule la plus simple que l’on puisse envisager est déjà un objet d’une complexité inimaginable, avec sa fameuse double hélice d’ADN qui lui permet de se dupliquer.
Quant au second postulat il est réfuté par la paléontologie du XXème siècle : elle montre que l’histoire de la vie est pleine de discontinuités, qu’elle n’entre pas dans les schémas darwiniens.


Quelles sont ces discontinuités ?


• La première, comme je viens de le dire, c’est l’apparition de la vie elle-même. Les roches anciennes ne portent aucune trace du bouillon de molécules -» la soupe primitive «- d’où aurait surgi la vie. Ensuite, les plus anciennes formes de vie ont persisté pendant 3 milliards et 200 millions d’années en n’apportant aucune nouveauté remarquable à l’exception de «l’invention» du noyau de la cellule. Puis, trois faunes composées d’organismes pluricellulaires sont apparu à l’improviste : ces faunes sont si différentes l’une de l’autre et si rapprochées dans le temps qu’elles ne permettent pas de concevoir quelque lien plausible que ce soit de « descendance avec modification « entre elles.
Le long de l’histoire de la vie, nous assisterons à des apparitions soudaines de formes nouvelles souvent radicalement différentes entre elles qui restent substantiellement inchangées pendant des millions d’années, et qui finissent ensuite par des extinctions tout aussi soudaines et immédiatement suivies de nouvelles apparitions.
Ainsi, si on imagine un arbre généalogique de l’évolution, il n’existe que des feuilles et quelques branches, mais pas de nœuds ni de tronc : c’est un arbre qui ne tient pas debout !
C’est pourquoi, lorsqu’un paléontologiste prend publiquement parti pour les idées de Darwin, il n’est pas, selon moi, en paix avec sa conscience.

Que peut-on déduire de tout cela en ce qui concerne le troisième ?
• Il peut être mis en cause. En effet, selon les points de vue darwiniens (même celui de Gould, qui admet les discontinuités mais ne veut pas recourir à d’autres explications que des mutations au hasard et des lois strictement mécanistes), il est impossible de montrer comment ces discontinuités, ces «sauts» peuvent être franchis.
Nous pouvons donc penser que la matière vivante n’est pas seulement ce que nous appelons matière, mais est une «matière informée». C’est-à-dire que le développement des organismes n’est pas seulement déterminé par le hasard, la nécessité ou des lois mécaniques, mais aussi par une information, un programme, inscrits dans la matière vivante.
Il s’agit là d’un point fondamental. Si nous admettons la nécessité de modes d’information autres que ceux, strictement matériels, connus jusqu’ici, pour expliquer le développement de la vie tel que nous le révèle la paléontologie, nous pouvons admettre l’existence de « formes « ou d’archétypes. Et alors tout peut être expliqué en remontant d’un phénomène aux archétypes qui le régulent.
Pour résumer je pourrais dire que je crois à une « évolution par archétypes «. Les espèces n’apparaissent pas à partir de rien, elles existent déjà dans la réalité sous formes potentielles, elles sont la manifestation d’archétypes. Chaque archétype peut s’exprimer de nombreuses façons - d’où les variations que nous constatons à l’intérieur d’un type - mais il n’y a pas d’intermédiaire possible entre les archétypes d’où les discontinuités que nous constatons dans l’évolution.

La majorité des biologistes ne partagera sans doute pas cette vision.
Pour moi c’est seulement une question de temps. Les évolutionnistes évoluent… Et je crois qu’il n’est pas exclu qu’à partir de la biologie on puisse demain, comme à partir de la physique aujourd’hui, arriver à la conclusion que la réalité physique n’est pas la réalité complète.

 

2-Un Zoologiste, Le Pr Dorst:ancien directeur du Muséum d’Histoire Naturelle, Membre de l’Académie des Sciences  Une conception matérialiste du monde ? Incohérent !
Les «mutations dues au hasard «(credo des darwiniens) n’expliquent pas l’évolution…

Il semblerait qu’il y ait deux types d’évolutions ?


Pr Dorst. - Oui. Il y a tout d’abord la micro-évolution : c’est-à-dire le passage progressif d’une espèce à une autre espèce, voisine de la première. C’est un phénomène très bien connu, on le constate dans les laboratoires où des milliers d’expériences ont été effectuées.
Mais il y a aussi la macroévolution, c’est-à-dire le passage d’un type d’organisation à un autre, des batraciens aux reptiles ou des reptiles aux oiseaux, par exemple.
Les théories darwiniennes actuelles peuvent-elles l’expliquer ?


• Georges Teissier, qui fut l’un de mes professeurs disait : « Une petite mutation… une petite mutation, etc. », et l’on passerait ainsi d’une espèce à une autre espèce, d’un ordre à un autre ordre - uniquement par l’action de petites mutations « dues au hasard »- et de la sélection naturelle censée éliminer les individus les moins performants. Voilà le « darwinisme «. Mais ce n’est pas vrai. Il y a là une extrapolation abusive. Les mécanismes qui permettent de comprendre comment une petite « distance « évolutive (entre le loup et le chien par exemple) peut être franchie ne sont pas les mêmes que ceux qui peuvent expliquer le franchissement d’une grande « distance «.

Sur quels faits vous fondez-vous pour dire cela ?


• Mon maître Pierre-P. Grassé disait :» Expliquez-moi l’œil et je vous accorderai tout le reste «. On ne voit pas (c’est le cas de le dire) comment une successions de petites mutations au hasard pourrait produire un tel résultat. Mais c’est la même chose pour la sortie de l’eau, ou le passage des batraciens aux reptiles, ainsi que pour les oiseaux. Il faut tellement d’adaptations complexes pour permettre le vol tel que les oiseaux le pratiquent, qu’on ne peut pas, malgré l’existence de fossiles tels que l’archéoptéryx, expliquer la genèse des oiseaux par une « micro-évolution ».

Pourtant les théories darwiniennes prétendent fournir une explication globale de l’évolution.


• Un de mes amis, qui est marxiste, a coutume de dire que la philosophie est comme une pièce plongée dans l’obscurité la plus totale où il y a un chat noir que l’on cherche à attraper, et que le marxisme est aussi une pièce noire dans laquelle il n’y a pas de chat noir mais, là, on crie bien fort qu’on a attrapé le chat !
Eh bien ! c’est pareil pour le darwinisme. On crie qu’on a « attrapé « la solution pour expliquer l’évolution, alors que cette solution ne se trouve pas dans la pièce où on la cherche ! On ne peut pas expliquer le passage de l’amibe à l’homme en quelques centaines de millions d’années avec les seuls mécanismes postulés par les darwiniens. Une telle évolution a pourtant existé, mais les faits nous montrent qu’un certain nombre de « sauts » évolutifs, des sauts à la fois qualitatifs et quantitatifs, ont dû se produire au cours de son déroulement pour rendre compte de tels sauts il faut qu’existent d’autres mécanismes que ceux que nous voyons actuellement en action dans la nature. Il faut donc avoir le courage de reconnaître que nous n’avons pas d’explication globale de l’évolution.

Vous êtes donc en accord avec la conclusion de l’ouvrage de Michael Denton qui disait : « Le mystère des mystères, l’origine des êtres vivants sur terre est toujours aussi énigmatique qu’à l’époque où Darwin embarquait sur le «Beagle» (*)


• Oui, tout à fait. Cet ouvrage qui a été très critiqué, et même taxé d’ouvrage « créationniste « - ce qui est totalement absurde - contient des erreurs et quelques extrapolations, mais sa conclusion générale est absolument correcte : nous voyons naître de nouvelles espèces, mais ce sont toujours des reptiles, des mammifères, bref du « déjà vu « et non des nouveaux types d’organisation. Et nous ne savons pas comment les types actuels se sont formés.

Il y a quand même bien quelques pistes qui s’offrent à nous ?


•A partir du moment où, comme je le crois, le hasard ne peut expliquer l’évolution, se pose la question de la finalité. Le finalisme est la bête noire des scientifiques… Alors, suis-je finaliste ? En tant que scientifique je m’en défends. Mais au fond il y a quand même un dessein, et ce dessein est inscrit dans la nature que nous observons, dans l’équilibre entre les espèces, que je constate en tant qu’écologiste, dans certaines adaptations extraordinaires que l’on observe (entre les plantes et les insectes, notamment) et qui vont bien au-delà de ce que la théorie darwinienne peut expliquer.


Le hasard existe au niveau de la micro-évolution mais il n’existe pas au niveau fondamental : à un tel niveau il existe des lois que nous n’avons pas encore identifiées qui permettent la réalisation du programme.

Peut-on dire dans ce cas que l’homme ou les mammifères seraient apparus de toute façon dans l’évolution, même si elle avait été différente ?


• Pour l’homme je ne peux en être certain mais pour les mammifères je pense que oui. J’ai écrit en préface à un ouvrage collectif que j’ai dirigé : «supposons que la vie soit apparue ailleurs dans l’Univers, quelle serait sa forme ? C’est bien sûr une spéculation de ma part mais je pense qu’elle serait apparue de la même façon, qu’on aurait retrouvé les mêmes types d’organisation.

Pourtant dans la vision darwinienne, il est exclu que le même phénomène se produise deux fois de façon identique ?


• C’est parce que la notion de programme n’est pas prise en compte. Si tout était dû au hasard, la formation de chaque espèce résulterait d’une accumulation de hasards tellement improbables qu’il serait exclu que cela se produise plus d’une fois.

Avons-nous des preuves de l’existence de tels « programmes «?


• Oui, quand un insecte imite un serpent, par exemple, il s’agit d’un pur hasard, mais il existe des papillons qui imitent d’autres papillons et cela de façon si parfaite qu’on les confond, alors qu’il s’agit d’espèces très différentes (au plan physiologique). Cela est d’autant plus significatif que «l’imitateur» n’a aucun intérêt à le faire, « l’imité « étant aussi comestible que lui-même…
Comment allez-vous expliquer cela sans dire que la vie obéit à un programme de développement, à des lois qui génèrent de telles ressemblances ?


En ce qui concerne l’homme, comment un zoologiste tel que vous explique-t-il la différence entre lui et le chimpanzé ?


• La différence génétique entre l’homme et le chimpanzé consiste en une différence dans un seul chromosome, un seul !


Bien sûr notre cerveau est plus gros, mais quand on voit de si faibles différences, cela nous incite à penser que ce qui sépare l’homme du singe ne se situe pas uniquement au plan neurologique ou génétique. La pensée et l’intelligence ne peuvent s’expliquer uniquement en termes neurologiques. Il y a d’innombrables travaux sur l’homme et le chimpanzé, mais on n’a jamais rien trouvé qui explique que l’homme soit devenu ce qu’il est, alors que le chimpanzé est resté dans les arbres !

En somme, en vous écoutant, on voit que l’approche matérialiste ne peut aboutir, tant au niveau de l’étude de l’ensemble de l’évolution qu’au niveau de l’étude de la pensée de l’homme ?


• Oui, absolument. En fait, je dirais même que l’un des acquis de la science actuelle c’est qu’elle s’oppose à la vision réductionniste de la nature. En effet, au regard de nos connaissances actuelles, il n’est pas possible de bâtir une conception matérialiste du monde qui soit cohérente.
Quant à savoir si, derrière ce phénomène que nous étudions, il y a, en action dans l’évolution, cette pensée universelle, cohérente et qui nous dépasse, que nous nommons Dieu, c’est une question qui ne concerne pas le scientifique en tant que tel. Mais que l’homme, lui, doit se poser.

(*) Beagle : le bateau sur lequel Darwin effectua en 1831 le tour du monde dont il tira les premiers éléments de sa théorie.




3-Un Généticien, Le Pr Sermonti:professeur à l’Université de Perouse, directeur de la revue « Biologie forum».Le darwinisme n’est pas seulement faux il est malhonnête !
Les progrès de la génétique ne vérifient pas les idées darwinienne : ils s’y opposent.


Vous avez affirmé à de nombreuses reprises être opposé à l’évolution ?


Pr Sermonti. - Non, c’est un problème de mot : « évolution « signifie le plus souvent « transformation avec progrès par hasard et sélection naturelle «, c’est-à-dire qu’il y a confusion entre le processus (la transformation) et la théorie qui prétend expliquer ce processus, la théorie darwinienne c’est pourquoi je ne veux pas employer ce mot.

Quelle est donc votre vision du développement de la vie ?


• Pour moi, l’origine d’une espèce réside dans une transformation abrupte d’une espèce en une autre, un peu comme un papillon qui est engendré par une chenille. Il s’agit donc d’une vision non graduelle de ce que l’on appelle « l’évolution «. Nous avons de nombreuses raisons de penser que ces transformations ne peuvent être produites par des mécanismes darwiniens.

Quels sont les faits qui montreraient l’inexactitude des théories darwinienne ?


• Contrairement à ce que l’on croit, la génétique, ne s’accorde absolument pas avec la théorie darwinienne.
Ainsi les mutations qui se produisent sur la fameuse double hélice d’ADN, qui constitue la base de nos gènes, ne sont jamais constructives. Les mutations peuvent être avantageuses, mais elles ne peuvent pas être positives parce qu’elles sont toujours la perte de quelque chose, la perte d’une fonction. Par exemple pour la taupe, il est avantageux d’être aveugle, mais on ne peut pas dire qu’il s’agisse là d’un progrès, d’une évolution positive ! Eh bien ! toutes les mutations connues sont comme cela : elles ne fournissent pas les bases pour créer quelque chose de réellement nouveau.


Même quand de nouveau types de drosophiles sont ainsi obtenus ?


• Il n’y a nullement apparition de « nouveautés » : il s’agit de modification de la couleur des yeux, de la forme des ailes, de l’atrophie d’un organe. Il ne s’agit pas d ‘évolution. Il n’y a pas passage d’un type d’organisation à un autre. Il n’y a pas développement de fonctions nouvelles !
En résumé, la génétique nous montre qu’il y a une unité du vivant puisque l’ADN est le même partout, et que, donc, une espèce dérive d’une autre espèce. Mais elle nous montre aussi que cette dérivation ne peut pas s’effectuer selon les mécanismes et aux rythmes postulés par les darwiniens : cette transformation est non graduelle, ne repose pas sur des mutations, et n’est pas non plus adaptative.



Il est courant de lire que le fonctionnement de l’évolution a été compris…


• Justement ! Des auteurs comme Dawkins nous disent qu’avant il y avait des mystères, mais que maintenant tout est clair : c’est une véritable falsification scientifique que de dire cela ! Il y a d’énormes problèmes à résoudre !
Voyez-vous, si je me suis intéressé à combattre le darwinisme, ce n’est pas parce qu’il s’agit d’une théorie fausse - il y a tant de théories fausses à travers le monde ! - c’est parce qu’il est malhonnête.
Ce qui m’a choqué aussi, c’est que les supporters du darwinisme n’y croient pas eux-mêmes.

Ernst Mayr y croit…


• Mais c’est un « évêque », un grand prêtre de la théorie, il doit montrer qu’il y croit ! Je ne pense pas qu’une fois revenu dans sa chambre, seul à seul avec lui-même, il croie vraiment que de petites mutations au hasard et la sélection naturelle puissent suffire pour produire un dinosaure à partir d’une amibe - ce n’est pas possible qu’il croie cela !

Quelles ont été les conséquences du développement des idées darwiniennes sur notre société ?


• Elles ont été extrêmement importantes et sont de trois ordres :

1. Tout d’abord l’idée que dans l’Univers rien ne peut avoir de sens. Lisez Monod et Rostand. C’est le darwinisme qui a fourni un cadre pour le succès de l’existentialisme…

2. Ensuite l’idée que le plus fort a toujours raison, que le seul critère pour décider du droit, de la justice, est de se battre et de vaincre par n’importe quel moyen. Par principe, il n’y a plus de morale, plus de valeurs, il n’y a pas d’autre justification à nos actes que le struggle for life, la lutte pour la vie.

3. Le racisme, enfin. Darwin était clairement raciste. De nos jours, ses supporters essaient de le « laver « de cette tare mais il disait entre autres «Entre tous les hommes, il doit y avoir lutte ouverte, et l’on ne doit pas, par des lois et des coutumes, empêcher les meilleurs d’avoir du succès et d’élever le plus grand nombre d’enfants. Dans un temps à venir, non très lointain, s’il est mesuré en siècles, il est presque certain que les races humaines les plus civilisées extermineront et remplaceront les races sauvages dans le monde entier».
En fait, ce n’est pas parce qu’il serait scientifiquement solide que le darwinisme est dur à combattre mais parce qu’il est en phase avec certaines idées qui ont dominé notre société.


Et vous-même, quelles sont vos conceptions philosophiques ?


•Je pense que nous devons nous découvrir, comprendre notre monde, son sens, sa beauté, notre devoir. Si nous croyons que l’homme n’est rien d’autre qu’un singe raté, ce sens disparaît. C’est seulement si nous pensons qu’il y a une logique, une finalité (disons-le !) dans le monde, que nous pouvons nous regarder en face et trouver des règles pour notre vie. Il me semble que ce que nous savons de la nature et de la vie est beaucoup plus en accord avec une telle vision qu’avec la vision darwinienne.



4-Un Embryologiste, Le Pr Wolff: professeur au Collège de France, Membre de l’Académie des sciences, Membre de l’Académie française.


«Ce qui est extraordinaire avec l’évolution, c’est qu’elle parait orientée»
Une orientation, oui : en action dans la nature. Quelque chose cherchant à se réaliser…

Quelle est la vision qu’un embryologiste a de l’évolution ?


Pr Wolff. - Puisque nous ne connaissons pas pour l’instant d’autres facteurs matériels d’évolution que les mutations, il est certain que le rôle de ces facteurs darwiniens ne peut pas être éliminé. Mais, dans l’évolution, il y a les petites évolutions et la grande évolution. On a réalisé de manière expérimentale de petites évolutions, mais elles ne vont jamais très loin. Alors la grande évolution se déroule-t-elle de la même façon ? On a quelques raisons d’en douter. Des exemples comme celui de l’œil, où l’on ne connaît aucun intermédiaire entre la tâche pigmentée de certains invertébrés et l’œil absolument différencié comme celui des céphalopodes et des vertébrés laissent à penser que ce n’est pas uniquement par des petits sauts de la nature que la grande évolution s’est réalisée. Il est clair que les facteurs mécaniques ont joué un rôle. Mais ce qui permet d’imaginer qu’il a pu y avoir quelque chose d’autre, c’est de voir que l’évolution est en quelque sorte orientée. Il est très remarquable de constater qu’il y a des tendances de l’évolution à faire quelque chose de nouveau, de mieux adapté, de plus complexe, et cela à tous les niveaux de la hiérarchie animale. Par exemple, le type mammifère a été une sorte de direction de l’évolution pendant toute la période de la fin de l’ère primaire et du début de l’ère secondaire. On connaît une dizaine de précurseurs des mammifères dont un seul, on ne sait pas lequel, a ( abouti ).

Vous voulez dire que le type « mammifère « a cherché à se réaliser à travers plusieurs tentatives indépendantes le unes des autres ?


• Oui, et il y a beaucoup d’autres exemples, ainsi le type « oiseaux », ou plutôt le type « animal volant ». Plusieurs groupes différents ont cherché à le réaliser : les dinosaures, les ptérosaures chez les reptiles, et puis il y a eu l’archéoptéryx.

Et si l’évolution était à refaire, peut-on penser que les mêmes tendances auraient existé ?


• Si l’évolution était livrée au seul hasard, il est évident qu’elle aurait été complètement différente. Mais, étant donné les exemples que nous avons cités, on se dit - c’est une intuition, pas une certitude - qu’il y aurait quand même des tendances analogues qui se seraient manifestées, on sent bien qu’il y a quelque chose qui cherche à se réaliser dans la nature.

Peut-on en tirer des conclusions philosophiques ?


• Je ne peux pas me prononcer. Mais c’est tout de même quelque chose d’extraordinaire que l’évolution paraisse ainsi orientée suivant une certaine direction…


5-Un Mathématicien (et médecin),
Le Pr Schützenberger: ancien professeur de biologie mathématique à Harvard, Professeur à l’université Paris VII, Membre de l’Académie des Sciences.
«L’évolution ne peut être due au hasard !»
L’ordre perfectionné des êtres vivants n’a pu sortir du chaos…



On voit se répandre de plus en plus l’idée que l’ordre peut naître du chaos. Qu’en est-il pour un mathématicien comme vous ?


Pr Schützenberger. - Tous ceux qui on connu von Forster, premier à avoir développé cette idée, savent qu’il s’agissait d’une plaisanterie… que certains ont ensuite prise au sérieux. Mais en fait les ordres qui apparaissent ainsi sont des ordres très simples, sans aucun rapport avec les structurations que l’on observe chez les êtres vivants. D’autant plus que chez ces derniers il ne s’agit pas seulement d’un ordre géométrique, mais aussi d’un ordre fonctionnel. En agitant les rouages d’une montre, vous ne pouvez pas espérer qu’ils vont se mettre dans le seul ordre qui, non seulement permette aux rouages de s’engrener les uns dans les autres, mais, de plus, permettre à la montre de donner l’heure exacte !

Les processus de hasard et de sélection naturelle ne peuvent donc pas expliquer l’évolution ?


• Supposons même que des mutations aient fait apparaître des plumes. Il faut la foi (darwinienne) du charbonnier pour croire que c’est par le seul hasard que sont apparues dans la lignée des oiseaux toutes les autres modifications héréditaires qui en font des machines à voler aussi performantes.

Que peut-on en conclure ?


• Cela paraît contredire très catégoriquement la thèse de Gould (1) selon laquelle l’aspect important de l’évolution serait l’intervention du hasard. Dans sa vision, qui est un réaménagement de celle de Monod, ce qui est important, ce sont des catastrophes, assèchements des mers, inondations des plaines, chutes de météores. D’après Gould, ces phénomènes complètement extérieurs au développement de la vie font disparaître les espèces dominantes et vont permettre à de nouvelles espèces d’envahir les espaces libres ainsi créés.
Ainsi la disparition des dinosaures aurait-elle favorisé les mammifères. Mais pourquoi justement les mammifères qui représentent par rapport à eux une progression le long du même axe qui va des poissons aux reptiles ?
Après les dinosaures, la Terre aurait peut-être dû appartenir aux scorpions. Or ce n’est pas ce qui s’est produit. Il est tout de même curieux que ces cataclysmes coïncident avec une progression de la vie vers la complexité.
Ainsi donc, les phénomènes évoqués pour expliquer l’évolution ont joué un rôle, mais pas le rôle essentiel. S’il y a une loi, un champ de forces (j’emploie des mots vagues et je ne voudrais absolument pas qu’on mette des images derrière), qui impliquent que la vie devienne de plus en plus complexe et de plus en plus fonctionnelle, s’il existe un tel principe, on peut penser que la sélection naturelle est tout à fait subsidiaire !

Pourtant, la majorité des chercheurs disent que nous connaissons dans leurs grandes lignes les causes de l’évolution…
• Tout le monde se dit darwinien, mais personne ne dit la même chose. En fait, il y a deux modèles contradictoires : celui des paléontologistes, qui comptent en millions d’années, et celui des biologistes, qui travaillent en majorité sur des bactéries pour lesquelles six mois, c’est déjà l’éternité. L’incompatibilité de ces deux approches deviendra de plus en plus visible avec les progrès de la science. C’est pourquoi il faudra bientôt déclarer ouverte la succession du darwinisme…



(1) S.J. Gould : La vie est belle (Seuil),

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DEBAT SU LA T DE L'EVOLUTION ORGANISEE PAR L'U I P